il m'a touché. Touché en plein cœur. Sournoisement.
Comment a-t il fait ? Comment ne l'ai je pas vu arriver ?
Moi qui suis très alerte. Moi qui dirige. Moi qui choisis. Moi qui ne laisse rien transparaitre.
Comment ?
Étais-je encore une fois dans une atmosphère trop haute ou cela provient-il d'un état d'alerte de mon subconscient ?

Quelques mots ont suffit pour nous trouver. Quelques situations ont suffit pour nous (re)trouver

J'essai de trouver un fautif. Une raison. Une explication. Pas moyen.
Un caprice de la vie ? Foutu vie.


D'habitude, je ne m'arrête pas en route. Je passe, je cours, je file tel un météorite. Je ne prends pas la peine de m'embarquer dans une seconde voix.

Trop de problème. Trop de soucis. Trop de mensonge. Trop de souffrance.
Inutile !

Je me protège moi. En premier. Égoïstement. Puis à l'autre. Aux autres. La prévention est une manière d'éviter les problèmes. La prévention est une autre manière de souffrir.


Je sens la vitesse de ma course se ralentir. Comme une envie de se poser. De prêter attention. De partager quelque chose. D’être à nouveau attentif.
Ne serai-ce qu'un moment supplémentaire. Des moments supplémentaires. Une complicité mutuelle. Faire parti de quelque chose.

L’imprévisible est mon ami. L'inconnue, face à moi. La raison, derrière.




J’avance.